Chirurgie du pancréas

Durée de l’intervention variable : 2 à 6 heures

Durée moyenne d’hospitalisation variable : 3 à 12 jours

Image pancréas

  • sous anesthésie générale

Informations mise à jour le 14/03/2017

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La fiche d'information patient officielle sur les pancréatectomies est consultable et téléchargeable.

Indications

Une pancréatectomie consiste en une résection (ablation) du pancréas pour :

  • enlever une tumeur maligne (cancer)
  • enlever une tumeur potentiellement maligne ou causant des symptômes gênants : TIPMP, kyste, tumeur endocrine, cystadénome
  • atténuer la douleur ou les symptômes d'un cancer du pancréas non résécable (chirurgie palliative)

Ces résections du pancréas consistent généralement à enlever une partie de la glande (en de très rares cas la totalité).

Techniques d'intervention

Le type d'intervention dépendra de la taille et de l’emplacement exact de la lésion, de son extension locale, et sa possibilité à être enlevée complètement.

Les interventions les plus fréquemment réalisées :

  • Duodéno-pancréatectomie céphalique (DPC) : c'est l'ablation de la tête du pancréas et du duodénum, indiquée pour retirer les lésions, souvent cancéreuses, localisées sur la tête du pancréas. C'est une intervention qui est toujours réalisée par laparotomie (une grande incision abdominale unique), qui est longue à réaliser (4 à 6 heures) car nécessite d'intervenir sur différents organes (pancréas, foie et voies biliaires, estomac, duodénum, intestin grêle), avec la réalisation de 3 sutures entre ces différents organes. C'est une des interventions les plus complexes à réaliser en chirurgie digestive.
  • Pancréatectomie distale / pancréatectomie gauche : c'est l'ablation de la queue et/ou d'une partie du corps du pancréas, parfois associée à une splénectomie (résection de la rate). Elle est beaucoup plus simple techniquement et rapide à réaliser que la DPC, et peut dans de nombreux cas être réalisée par voie cœlioscopique

D’autres types de chirurgies du pancréas sont possibles mais plus rarement réalisées :

  • la chirurgie de dérivation (cholédochojéjunostomie, hépaticojéjunostomie, gastrojéjunostomie) faite dans les cas de cancers non résécables. 
  • pancréatectomie centrale
  • énucléation d’une tumeur bénigne 
  • Pancréatectomie totale

Après l'intervention

Les suites sont très variables selon si l'intervention consiste en une DPC, intervention lourde faite par laparotomie, ou en une chirurgie de la queue du pancréas souvent faite par cœlioscopie

  • surveillance initiale en unité de soins intensifs ou réanimation pendant 48 heures
  • en cas de cœlioscopie : des douleurs vers les épaules ou sous les côtes peuvent survenir le lendemain de l’intervention et disparaissent en 24/48h
  • en cas de laparotomie, les douleurs justifient un traitement antalgique fort les premiers jours (médicaments morphiniques), voire l'utilisation d'une péridurale
  • reprise progressive dans les jours suivant l'intervention des boissons puis d'une alimentation liquide puis enfin solide, selon ce que le système digestif peut tolérer ; au début, fragmentation de l'alimentation 
  • effets secondaires possibles : transit intestinal modifié temporairement (diarrhée, besoins plus fréquents, constipation) le temps que le fonctionnement de l’intestin revienne à la normale
  • retrait des cathéters, de la sonde urinaire et des drains
  • à votre sortie de la clinique : médicaments contre la douleur et reprise progressive des activités quotidiennes courante et d'une activité très légère ; traitement préventif des phlébites par piqûre quotidienne pendant 1 à 4 semaines (selon la lourdeur de l'intervention)
  • bain à proscrire pendant 1 mois (préférer les douches)
  • arrêt de travail de 4 semaines
  • reprise des activités physiques et sportives normales après 1 mois si cœlioscopie, ou 2 mois si laparotomie
  • consultation post-opératoire 1 mois après l’intervention par votre chirurgien

Inconvénients de l'intervention

Risques et inconvénients de l'intervention

  • Complications post-opératoires précoces spécifiques de la chirurgie du pancréas :

- fuite de liquide pancréatique (fistule pancréatique) : commun après une DPC (10%), et plus rare pour les autres types de chirurgie pancréatique. Traitement par pose de drain supplémentaire, parfois réintervention chirurgicale, et diffèrement de la réalimentaion

- fuite de bile (fistule biliaire) : plus rare (1 à 5%), uniquement en cas de DPC. Traitement par pose de drain supplémentaire ; très rarement réintervention chirurgicale

- fuite de liquide digestif , très rare, uniquement en cas de DPC

- retard à la reprise du transit gastro-intestinal : surtout pour la DPC, il est parfois nécessaire de poser une sonde gastrique pour vidanger l'estomac les premiers jours post-opératoires

  • Complications post-opératoires précoces non spécifiques de la chirurgie du pancréas : thromboses veineuse (phlébite) ; infections pulmonaire ou urinaire, abcès de la paroi abdominale (infection de la cicatrice) entraînant une cicatrisation retardée de la peau
  • Complications tardives spécifiques de la chirurgie du pancréas :

- apparition d'un diabète : le risque est variable selon la quantité de pancréas retiré et surtout la localisation de la zone de pancréas retiré (plus de risque pour la queue du pancréas que pour la tête)

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