Chirurgie de l’œsophage (œsophagectomie)

Durée de l’intervention 2 à 4 heures

Durée moyenne d’hospitalisation 10 jours

Image oesophage

  • intervention lourde
  • sous anesthésie générale

Informations mise à jour le 14/03/2017

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Sont disponibles pour consultation et téléchargement les fiches d'informations patient officielles sur la chirurgie de l’œsophage : œsophagectomie totale, œsophagectomie subtotale et œsophagectomie trans-hiatale.

Indications

L'œsophagectomie consiste en une ablation partielle ou totale de l'œsophage en raison d'un cancer de l'œsophage.

Techniques d'intervention

L'intervention consiste à retirer une partie de l'œsophage ainsi que la partie supérieure de l'estomac, et à réaliser un curage ganglionnaire (résection des ganglions lymphatiques voisins). Le reste de l'estomac est conservé et préparé en forme de tube pour remplacer l’œsophage réséqué. D’autres techniques plus rarement pratiquées consistent à utiliser, pour remplacer l’œsophage réséqué, non pas l’estomac mais l’intestin grêle ou le côlon.

Ce sont des interventions lourdes puisque l’on intervient à la fois au niveau de l’abdomen et du thorax, voire du cou.

Plusieurs techniques sont possibles, et sont choisies en fonction de la taille de la tumeur, de sa localisation, et d’autres facteurs inhérents au patient  :

  • Au niveau abdominal,soit par laparotomie, la technique traditionnelle par voie ouverte consistant en une ouverture abdominale par une seule grande incision, soit par laparoscopie (ou cœlioscopie), technique la plus récente et mini-invasive consistant à réaliser plusieurs petites incisions et opérer par vidéo. Cette technique présente l’intérêt d’être moins agressive, réduisant les douleurs post-opératoires et permettant une reprise plus rapide des activités quotidiennes
  • Au niveau du thorax soit par thoracotomie (ouverture par une seule grande incision entre les côtes), soit par thoracoscopie (technique plus récente avec plusieurs petites incisions et opération faite par vidéo).
  • Il peut être nécessaire de faire également une cervicotomie (ouverture au niveau du cou)

Après l'intervention

  • séjour en réanimation pendant une période de 24 à 48 h
  • nécessité de traitement anti-douleur puissant les premiers jours : morphiniques ou anesthésie péridurale
  • utilisation fréquente de drains au niveau du thorax pour évacuer le liquide qui pourrait s'accumuler dans les plèvres autour des poumons (ils seront retirés quelques jours après l'intervention)
  • alimentation par voie intraveineuse les premiers jours  
  • exercices de kiné-respiratoire (respiration et toux) nécessaires afin d'aider à dégager les poumons
  • après 1 semaine environ, contrôle radiologique (TOGD) pour vérifier la cicatrisation entre l'œsophage et l'estomac
  • tests de déglutition avant la reprise alimentaire : compter plusieurs jours avant de pouvoir manger normalement
  • reprise graduelle de l'alimentation en commençant par les boissons, puis des aliments semi liquides puis mixés
  • à la sortie de la clinique, suivre un régime fractionné pour favoriser la réalimentation, prescription de traitement anticoagulant pour prévention des phlébites par piqûre quotidienne pendant 2 à 4 semaines, et poursuivre le travail de kinésithérapie respiratoire

Inconvénients de l'intervention

Risques et contraintes de l'intervention

  • fistule = défaut de cicatrisation au niveau de la suture entre l’œsophage et l’estomac : complication la plus fréquente, de gravité variable, mais imposant souvent la pose de drains supplémentaires, voire une réintervention, l’utilisation prolongée d’antibiotiques, et contraint à une prolongation du séjour en réanimation et du séjour global.
  • complications respiratoires fréquentes, de gravité variable : épanchement pleural, atélectasie (tassement pulmonaire, pneumothorax, encombrement bronchique, infection pulmonaire) 
  • paralysie du nerf récurrent entraînant des problèmes de déglutition (fausses routes) et une modification de la voix (dysphonie)
  • lésion du canal thoracique avec chylothorax (épanchement de lymphe dans le thorax) dans 0 à 5% des cas, avec nécessité d'une nouvelle intervention chirurgicale
  • rétrécissement de la suture digestive (sténose d’anastomose), responsable de dysphagie (difficultés de déglutition), ce qui impose un traitement par endoscopie (dilatation endoscopique ou pose de prothèse d’élargissement).
  • Risque de mortalité global évalué à 5%, s’expliquant par la lourdeur de ce type d’intervention et des fréquentes pathologies associées
  • Complications non spécifiques de la chirurgie de l’œsophage : thromboses veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) ; infections pulmonaire ou urinaire, abcès de la paroi abdominale (infection de la cicatrice) entraînant une cicatrisation retardée de la peau

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