Chirurgie colorectale pour cancer

Durée de l’intervention 1 heure 30 à 2 heures

Durée moyenne d’hospitalisation 4 à 7 jours

Image cancer colon

  • sous anesthésie générale

Informations mise à jour le 14/03/2017

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Indications

La colectomie (la résection d’une partie du côlon) et la coloprotectomie (la résection d’une partie du colon avec tout ou partie du rectum), sont le traitement indispensable du cancer du côlon et du rectum pour envisager la guérison.

Techniques d'intervention de la colectomie pour tumeur

Selon l’emplacement de la tumeur, l'intervention consiste à enlever une portion de côlon, avec une partie du rectum, avec la graisse qui l’entoure (mésorectum). Les deux extrémités de l’intestin sont ensuite suturées entre elles (anastomose). Il peut être indiqué d’enlever également une partie ou la totalité d’un ou plusieurs autres organes s’ils sont atteints par la tumeur (intestin grêle, foie, rate, voies urinaires, ovaires).

Selon la localisation de la tumeur et sa taille, plusieurs types d'interventions existent : (hémicolectomie droite, hémicolectomie transverse, hémicolectomie gauche, coloprotectomie). Parfois, et seulement dans certains cas précis, il faudra mettre en place une stomie (abouchement de l’intestin à la peau, anus artificiel).

 Selon les cas et les difficultés prévisibles, l'intervention peut être effectuée soit par cœlioscopie, ce qui est le plus courant, soit par laparotomie (une incision classique de l’abdomen).

Après l'intervention (colectomie)

  • prise d'antalgiques simples, ou plus puissants en cas de laparotomie pendant 48h
  • en cas de cœlioscopie : des douleurs sous les côtes ou vers les épaules ou sous les côtes peuvent survenir le lendemain de l’intervention et disparaissent en 24/48h
  • perfusion intraveineuse pour les jours suivant l'intervention
  • reprise progressive des boissons puis d'une alimentation liquide puis enfin solide
  • retrait dès que possible des cathéters, de la sonde urinaire et des éventuels drains
  • la durée d’hospitalisation est variable selon la lourdeur de l’intervention, si l’intervention a été faite par cœlioscopie ou par laparotomie, et surtout selon la rapidité de la reprise du transit intestinal, ce qui est variable selon les individus (de 24h à plusieurs jours).
  • le transit intestinal peut pouvant être modifié de façon transitoire le temps que le fonctionnement de l'intestin revienne à la normale avec diarrhée, besoins plus fréquents, évacuation plus difficile ou constipation
  • reprise progressive des activités quotidiennes et d'une activité légère
  • arrêt de travail de 4 à 8 semaines
  • consultation post-opératoire 1 mois après l’intervention par votre chirurgien
  • reprise des activités physiques et sportives normales après 1 mois en cas de cœlioscopie, après 2 mois si laparotomie
  • à terme, il n’y a pas de régime spécifique à suivre

Inconvénients de l'intervention

Risques et contraintes

  • selon la localisation de la tumeur à retirer, il peut y avoir ou non recours au nettoyage du colon avant l'intervention par un des laxatifs, ou un lavement ou par absorption d’une "purge" par voie orale
  • complications possibles spécifiques de la chirurgie colo-rectale :

- saignements post-opératoire après chirurgie colorectale l’émission de sang est fréquente les premiers jours, en quantité variable, mais fréquemment en faible quantité, n’imposant pas de traitement spécial ; dans les cas où le saignement est plus important, il peut y avoir recours à une transfusion ou à un traitement par fer.

-  fistule digestive : mauvaise cicatrisation de la suture (anastomose) intestinale pouvant entraîner l’apparition d’abcès ou d’une péritonite. C’est la complication la plus grave de la chirurgie colique ; selon sa sévérité le traitement peut consister soit en la pose de drains par ponction, antibiothérapie, voire dans les cas les plus sévères en la réalisation d’une nouvelle intervention lors de laquelle l’anastomose sera démontée et où l'on procédera à une dérivation des selles par une stomie, en principe temporaire

  • autres complications possibles non spécifiques de la chirurgie colo-rectale  :thromboses veineuse (phlébite) ; infections pulmonaires
  • abcès de la paroi (infection de la cicatrice) entraînant une cicatrisation retardée de la peau

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Millénaire Viscéral Montpellier - Cabinet MVM chirurgie viscérale

Centre de traitement
viscéral

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